Le business plan, plan d’affaires, ou plan de développement (business development)1 ou encore stratégie d’affaire, découle du modèle d’entreprise ou business model et formalise par écrit les projections d’évolution de l’entreprise.

La formulation d’un plan de développement est la deuxième étape incontournable en cas de création d’entreprise, elle suit l’évaluation du projet.

Le plan d’affaires est aussi utilisé lors de la mise en place de nouvelles activités.

C’est l’outil qui permet d’approfondir un projet tout au long de sa conception, de juger de sa faisabilité et de suivre la trajectoire réaliste de son évolution.

C’est également l’outil privilégié sur lequel s’appuyer pour réussir la recherche et la collecte de financement.

Le processus de formalisation, qui conduit l’entrepreneur à expliciter et à formaliser ses intentions, est d’une certaine manière le garant de la qualité et de la pertinence du plan d’affaires en tant que résultat de la réflexion. Une meilleure compréhension des activités, un éclairage clair et exhaustif des stratégies possibles, une plus grande transparence dans les décisions et leur motivation contribuent très directement à la crédibilité du plan présenté.

A contrario, les dérives constatées en matière de plan de développement ont été pointées au début des années 2000, à l’occasion des excès ayant conduit à l’éclatement de la « bulle internet ». À l’époque, les financeurs en capital risque – pensant avoir un avantage concurrentiel dans le financement de ce secteur d’activité, et n’imaginant pas en être absents – établissent ou avalisent des plans d’affaires irréalistes et acceptés sans précaution par le marché. Depuis l’effondrement de cette bulle spéculative, les décideurs, y compris financiers, scrutent désormais de manière plus critique les exposés et chiffres qui leur sont présentés2. Si des marges de manœuvre sont encore acceptées pour des jeunes pousses ou activités très innovatrices, la règle au début des années 2010 est de considérer que les plans de développement annoncés ne sont plus des « exercices de style », mais engagent leurs auteurs et doivent être réalisés. La sanction – en cas de non-réalisation injustifiée – pouvant consister en la dégradation des analyses et notations financières et la fuite partielle ou massive des investisseurs.

Le plan de développement est rédigé tant en usage interne pour contribuer aux tâches de management ou de prévision-planification que pour communiquer à l’extérieur et convaincre les banques d’accorder les financements ou le capital risque d’investir dans l’entreprise.